Prestations de conseil

 

ACAN (anticorps anti-nucléaires)

 

Pour des titres faibles à 1/160 ème, un résultat positif n’a pas nécessairement une signification pathologique chez le patient. Les anticorps anti-nucléaires sont trouvés dans la plupart des connectivites et dans les syndromes inflammatoires de toutes étiologies.

 

Les résultats sont à interpréter en fonction des données cliniques et de l’âge du patient.

 

La recherche des anticorps anti-nucléaires correspond à un test de dépistage. En cas de positivité, pour les résultats strictement supérieurs au 1/80 (seuil de positivité fixé par la NABM), le laboratoire poursuit les investigations par l’identification de ces anticorps : identification des anticorps anti-antigènes nucléaires et anticorps anti-DNA natifs.

 

Si les anticorps anti-nucléaires sont très peu spécifiques d’une maladie auto-immune donnée, en revanche l’identification de certaines cibles antigéniques peut être une aide précieuse d’orientation vers le diagnostic de certaines maladies auto-immunes.

 

Un résultat négatif ne doit pas faire renoncer la recherche des Anticorps anti-Ro/SSA si la clinique est évocatrice :

-lupus néonatal ou cardiopathie congénitale (recherche chez la mère et l’enfant)

- avortement à répétition

-grossesse à risque si femme enceinte avec connectivité

-lupus cutané subaigu

-aide au diagnostic d’un syndrome de Gougerot Sjögren

 

La protéine SSA est un complexe ribonucléoprotéique. Sa localisation intracellulaire peut être nucléaire ou cytoplasmique. Ainsi, ces anticorps donnent un aspect moucheté du noyau et/ou du cytoplasme mais peuvent parfois passer inaperçus avec certains réactifs et substrats. C’est la raison pour laquelle la recherche d’anticorps anti-SSA peut être prescrite par le clinicien, dans un contexte clinique qui le justifie même si les anticorps anti-nucléaires préalablement recherchés par IFI sont négatifs.

 

Le titrage des Anticorps anti-nucléaires, pour le suivi thérapeutique d’une maladie auto-immune n’est en général pas utile bien que cet examen soit très souvent prescrit de façon systématique. C’est pourquoi certains experts considèrent qu’au-delà d’un taux significativement élevé (1/1280), un titre précis n’apporte pas d’information supplémentaire pour la prise en charge du patient.